Vous comptez faire appel à des étudiants jobistes ? Lisez ces six conseils !

Publié par
Isabelle Eygenraam

Votre entreprise a parfois besoin d'un peu de main-d’œuvre supplémentaire ? Il pourrait alors être intéressant de recourir à des étudiants jobistes. C'est à la fois intéressant pour les jeunes qui souhaitent acquérir de l'expérience et pour vous, d'un point de vue financier. Mais cela implique certaines choses. Ces six conseils vous aideront d'ores et déjà. 

1. Rédigez toujours un contrat d'étudiant

Pour éviter que l'inspection sociale vous accuse de fraude à l'ONSS et aux impôts, employez toujours vos jobistes sur la base d'un contrat d'étudiant. Ce dernier se distingue d'un contrat classique par un nombre plus élevé de mentions obligatoires. Heureusement, il existe quantité de modèles. Réalisez le contrat en deux exemplaires et conservez le vôtre pendant cinq ans sur le lieu de travail.

2. Calculez les coûts de votre étudiant jobiste

Bien que les étudiants reviennent en principe moins chers que la main-d’œuvre traditionnelle, vous avez tout intérêt à évaluer le coût salarial de votre étudiant. Vous éviterez ainsi toute mauvaise surprise. Les étudiants ont droit à une rémunération minimale d'application dans votre secteur pour ce job. Certains comités paritaires disposent d'ailleurs d'une échelle barémique spécifique pour le travail d'étudiants. Si tel n'est pas le cas, vous devez respecter le minimum national pour les engagements de plus d'un moin. Par ailleurs, l'étudiant a droit à une intervention dans les déplacements domicile-lieu de travail. L'avantage d'une collaboration avec des étudiants réside surtout dans les cotisations sociales particulièrement basses. La contribution de l'employeur (au-delà du salaire) est de 5,43 %. À titre de comparaison, vous payez quelque 35 % pour un travailleur classique.

3. Respectez certaines mesures spécifiques

Vous ne serez pas étonné d'apprendre que ce tarif ONSS avantageux s'accompagne de certaines obligations administratives spécifiques. Ainsi, n'importe quel étudiant ne peut pas prétendre à une occupation de jobiste, et un étudiant ne peut pas travailler pour vous durant plus de 12 mois consécutifs. De plus, les étudiants ne peuvent pas effectuer d'heures supplémentaires, ils ont droit à des pauses régulières et ne peuvent en principe pas travailler les dimanches et jours fériés. Il existe toutefois des exceptions, notamment dans les boulangeries.

4. N'oubliez pas la déclaration Dimona !

Comme pour les travailleurs classiques, vous devez réaliser une déclaration Dimona au plus tard le jour de l'entrée en fonction. Vous devez y mentionner qu'il s'agit d'un étudiant, y indiquer la date d'entrée en fonction et de fin de contrat, ainsi que le nombre de jours de travail. Les étudiants ont également le droit de recevoir un exemplaire du règlement de travail (faites-leur signer un accusé de réception à cet effet), et vous devez conclure une assurance accidents du travail pour eux.

5. Vérifiez d'abord les heures de travail déjà effectuées par votre étudiant

Contrôlez avant toute chose combien d'heures votre étudiant a effectuées durant l'année civile en cours. Pour pouvoir l'employer sous un régime de cotisations d'employeur réduites, le maximum est de 475 heures. Les étudiants peuvent imprimer une attestation pour leur employeur sur studentatwork.be.

6. Mettez votre étudiant 3 jours à l'essai

La loi considère automatiquement les trois premiers jours de travail d'un étudiant comme une période d'essai. Au cours de celle-ci, les deux parties peuvent mettre un terme à la collaboration sans préavis ni indemnités.

Conseil supplémentaire : Randstad a développé l'app Ploy spécifiquement pour les entrepreneurs et travailleurs de l'horeca, afin de les décharger de nombreuses contraintes administratives.

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