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Les coins de champ, un coin de paradis pour les fruits et légumes !

Il y a déjà neuf ans que Pia Monville (43 ans) et Cédric Melin (44 ans) ont décidé de lancer leur projet « les coins de champ » à Court-Saint-Étienne. Ils proposent aujourd’hui des fruits et légumes issus d’une agriculture de petite taille et respectueuse du vivant sous toutes ses formes (végétale, animale, minérale et humaine). Pia et Cédric nous ont accueillis sur leur coin de champ pour nous expliquer leur projet, leurs convictions et partager leur expérience à travers de pertinents conseils. Suivez le guide !

Les coins de champ, un projet florissant

Pia et Cédric sont partenaires, au travail comme à la maison. À deux, ils se sont lancés dans le maraîchage et la production de fraises biologiques. Marqué par les principes mercantiles appliqués par certains grands agriculteurs, Cédric, ingénieur industriel en horticulture de formation, avait développé cette envie de travailler la terre différemment. Fort de son expérience professionnelle — il a en effet travaillé comme conseiller des producteurs de fraises à Gembloux —, la culture de fraises s’est tout naturellement imposée à lui. « Ce projet, on l’a créé ensemble. On a commencé avec les fraises et les potirons et aujourd’hui on arrive à cultiver septante légumes différents et à vivre tous les deux de cette activité », explique Cédric. « Cédric a directement travaillé à temps plein sur le projet. Moi j’ai continué à avoir une activité professionnelle pendant trois/quatre ans. Cela fait maintenant cinq ans qu’on travaille à temps plein tous les deux sur le projet », ajoute Pia.

Une agriculture respectant le vivant

Pia et Cédric travaillent aujourd’hui plusieurs parcelles sur Court-Saint-Étienne. Ils ont d’ailleurs établi des collaborations avec des agriculteurs issus du monde traditionnel de la ferme, ce qui leur permet de faire le lien entre deux modèles agricoles qui ne se côtoient souvent pas. Il était essentiel pour eux de proposer des produits biologiques, mais aussi cultivés dans le respect du vivant et de l’environnement. « On a développé une manière différente de travailler », explique Cédric. Leur but n’est en effet pas d’offrir des produits bio pour améliorer la santé de ceux qui les mangent. « On veut aller au-delà de cette idée. Le bio, c’est important pour la santé de la population mondiale, de la terre, des animaux, l’ensemble de l’écosystème vivant, en fait », rajoute Pia. Les relations humaines sont aussi au centre de leurs préoccupations : « fonctionner en réseau avec ceux qui existe autour de nous nous tient extrêmement à cœur », explique Cédric.

Faire du commerce autrement

Loin du monde de l’agriculture, Pia travaillait comme économiste à Bruxelles. L’aspect économique du projet était donc, pour elle, essentiel : « ce qui m’intéresse c’est de faire du commerce autrement ». Le principe ? Favoriser la vente directe et ne travailler qu’en circuit court. « Il y a plein d’autres bénéfices que l’argent à retirer d’une activité professionnelle », continue Pia. Leur production est en effet uniquement vendue sur Court-Saint-Étienne et ses environs. « Une partie de la production sert à la confection des paniers bio qui sont distribués toutes les semaines et les fraises sont vendues en vente directe au bord des routes durant la saison. Une autre partie de la production part à la coopérative Agricovert que nous avons créée il y a sept/huit ans avec une vingtaine d’autres producteurs et éleveurs qui travaillent en bio. Enfin, nous proposons aussi l’autocueillette et nous avons des partenariats avec des petits magasins », explique Pia.

Changer le monde à son échelle

Ce qui a poussé Cédric et Pia à sauter le pas et à se lancer dans le maraîchage biologique ? « Pia », répond sans hésiter Cédric, « L’envie était là depuis un moment et c’est elle qui m’a dit “allez, on se lance” ». Cédric et Pia ont bien sûr été confrontés aux obstacles courants lors du lancement d’une nouvelle activité. « Rien d’insurmontable, toutefois », rassure Cédric. « Notre travail n’est jamais fini et c’est ça qui est captivant », rajoute Pia. « À long terme, j’espère tout de même qu’on pourra trouver un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée », conclut Cédric.

Un travail par essai/erreur

Aujourd’hui, Pia et Cédric se sentent pleinement en adéquation avec leur philosophie de travail. « L’important c’est d’avoir un projet qui a du sens, de se plaire dans son travail au quotidien et l’argent est un moyen, mais pas le but », explique Cédric. Leurs conseils ? « On est jamais assez préparé », explique Pia en rigolant. « Il faut bien se préparer, demander conseil, mais il ne faut pas non plus avoir peur et ne jamais se lancer ». « Il faut commencer par quelque chose », confirme Cédric, « la situation idéale n’existe pas. C’est seulement aujourd’hui après neuf ans qu’on commence à se sentir un peu à l’aise. »

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