Local hero

Seconde Nature : prendre soin de soi et de l’environnement

Effet « peau de bébé » immédiat, rides qui disparaissent en quelques jours… Nous sommes encore nombreux à placer nos espoirs dans les produits cosmétiques traditionnels, même si nous savons que ces promesses sont avant tout le fruit de campagnes marketing savamment orchestrées. Pour Perrine Rase, créatrice de la marque de cosmétiques biologiques Seconde Nature, les fausses promesses sont toutefois exclues, de même que les substances nocives utilisées dans les cosmétiques classiques. Les valeurs de la marque ? Qualité, écoconception et éthique pour prendre soin de sa peau sans nuire à sa santé ni à l’environnement !

Les produits cosmétiques, une passion qui remonte à loin

La cosmétique et Perrine, il s’agit d’une longue histoire d’amour ! Petite, cette entrepreneure belge de 30 ans se passionnait davantage pour les produits de beauté que pour les jouets, pourtant censés attirer les jeunes filles de son âge. « Depuis toute petite, je suis passionnée par la beauté et la cosmétique. Avec ma maman, quand nous allions au supermarché, ce n’étaient pas les jeux qui m’intéressaient, mais plutôt le rayon des produits de beauté », explique Perrine.

Cette passion ne la quittera d’ailleurs jamais, puisque bien des années plus tard, alors qu’elle suit des études en communication et relations publiques, Perrine continue à cultiver un intérêt prononcé pour les produits de beauté. Poussée par sa curiosité, elle se met à analyser les étiquettes de ses produits préférés et est forcée de constater qu’ils contiennent souvent des ingrédients nocifs pour la santé et/ou l’environnement. « Je me souviens être entrée dans ma salle de bains et avoir décrypté les étiquettes de mes cosmétiques. J’ai quasiment mis l’intégralité de ceux-ci à la poubelle et me suis rendue pour la première fois dans des magasins bio », raconte Perrine. « J’ai aussi commencé à fabriquer des produits de soin pour mes copines, qui m’ont décelé un certain talent pour la chose, même si les formules ne tenaient pas toujours la route ».

Des cosmétiques biologiques à tous les niveaux

Ce n’est que plus tard, une fois son diplôme en poche, que Perrine décide de se servir de sa formation universitaire et de ses connaissances en cosmétique pour fonder sa propre entreprise et marque de cosmétiques biologiques. « J’ai continué à progresser dans la cosmétique en autodidacte et c’est plus tard que je me suis dit qu’il serait sympa de me lancer dans un projet en alignement avec mes valeurs, avec qui je suis, et ce qui me passionne ».

Seconde Nature, ce sont donc des soins cosmétiques biologiques destinés aux peaux sensibles qui supportent mal les produits agressifs de la grande distribution. Vendue en pharmacie et dans des herboristeries, mais aussi sur la boutique en ligne de la marque, la gamme Seconde Nature se compose de sept produits de soin doux pour la santé et la nature. « Notre gamme ne se compose pas de produits d’hygiène tels que des gels douche ou des shampooings, mais bien de soins pour le visage, de laits corporels et de crèmes pour les mains à haute concentration en actifs biologiques et sans aucun ingrédient polémique », assure Perrine.

Non content de proposer des produits bio de par leur formule, Seconde Nature s’efforce également de concevoir des packagings écologiques qui rompent avec la tradition des emballages en plastique. « J’ai mis un point d’honneur à créer des produits qui génèrent le moins de déchets possible. J’ai donc fait le choix de travailler presque exclusivement avec des contenants en verre facilement réutilisables », raconte l’entrepreneure. Outre des soins respectueux de l’environnement à tous points de vue, la marque propose aussi des ateliers beauté organisés en partenariat avec une herboriste. Ces ateliers permettent de découvrir les produits de la gamme, mais également de passer une soirée entre amies à chouchouter sa peau avec des ingrédients nobles.

Fonder son entreprise, un projet complexe, mais passionnant

Fonder Seconde Nature n’aura pas été de tout repos pour Perrine, surtout à l’âge tendre de 23 ans. De son propre aveu, créer sa société sans le sou a été un véritable parcours du combattant. « Il a fallu énormément travailler, se charger de la communication, du community management, créer les formules de nos produits, faire les tests packaging… Tout cela coûte de l’argent et la réglementation est extrêmement stricte. Au départ, tout peut sembler compliqué et peut constituer un frein à vos ambitions, mais je l’ai fait pour relever un défi personnel et je suis contente d’y être parvenue », admet Perrine.

Pour réussir, l’essentiel est selon elle de s’entourer des bonnes personnes, des personnes objectives qui ne projettent pas leurs peurs sur vous. « Les amis, la famille, ce sont des gens qui vous aiment, mais qui peuvent vous effrayer alors qu’entreprendre, c’est partir pour une destination inconnue. Il est intéressant de frapper aux portes des coopératives d’activités, par exemple, qui aident et portent un regard objectif sur votre projet », explique Perrine. Autre constat de la jeune entrepreneure : entreprendre, c’est avant tout faire preuve d’un peu de folie. « Les compétences et l’entourage sont une chose, mais le petit grain de folie aide assurément », conclut Perrine.

Restez informé

Inscrivez-vous pour recevoir nos actualités dans votre boîte mail.